Cathébrèv'n° 710 du 2 mai 2019

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Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Cathébrèv' n° 709 du jeudi 2 mai 2019

 
  • Adoration eucharistique annuelle
  • Bientôt la 40ème édition des Courses de Strasbourg - Europe
  • Quand brûlait Notre-Dame de Strasbourg au XIXe siècle
  • Les précautions prises au XXIe siècle pour protéger Notre-Dame de Strasbourg

Nos dernières actualités

Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Adoration eucharistique annuelle

 

Une tradition propre au diocèse de Strasbourg veut que, chaque jour, une paroisse d’Alsace assure l’Adoration du Saint-Sacrement.

Le 8 mai prochain, ce sera au tour de la paroisse Saint-Laurent d’assurer ce service de l’Adoration perpétuelle dans la chapelle Saint-Laurent.

La succession des temps de prière sera la suivante :

14h - 16h : adoration eucharistique avec chant de louange et prière silencieuse

16h00 : chapelet

16h30 : prière des vêpres, salut et bénédiction du Saint-Sacrement.

Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Bientôt la 40ème édition des Courses de Strasbourg-Europe
 

La 40ème  édition des Courses de Strasbourg-Europe se déroulera le dimanche 12 mai 2019. 7 épreuves dont proposées : 5km - 10km - Semi-marathon - Marche de l’Europe - Marche nordique - Balade Roller.

Comme les années précédentes, les épreuves du semi-marathon, du 10 km et la Balade Roller passeront par la Place du Château et par la Place de la Cathédrale, depuis la rue de la Râpe vers la rue Mercière. Le passage de ces épreuves est prévu entre 8h45 et 11h45. L’accès à la Cathédrale sera assuré par des passages sécurisés et gérés par des signaleurs.

A signaler qu’aucune animation musicale n’accompagnera les coureurs à cet endroit-là de la course.


 

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Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Quand brûlait Notre-Dame de Strasbourg au XIXe siècle

De 1848 à 1880, le chanoine Charles Spitz a été archiprêtre de la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg.  Voici, retranscrit dans son journal intime, son témoignage sur l’incendie de la Cathédrale dans la nuit du 25 au 26 août 1870, lors du conflit franco-prussien, suite à un bombardement de l’édifice. Le feu avait pris dans les toitures de la nef et du chœur et avait dévoré 600 stères de bois et 12 tonnes de cuivre (la charpente de la Cathédrale fut reconstruite en 1879 ; sa particularité est d’être divisée aujourd’hui en trois tronçons avec des portes coupe-feu installées tous les 20 mètres afin de limiter la propagation d’un incendie). Le comportement du chanoine Charles Spitz en 1870, très étrangement, rappelle celui de l’aumônier des pompiers de Paris lors de l’incendie de Notre-Dame en 2019.
 «Les obus tombaient avec plus d’intensité sur divers points de la ville, faisant des victimes et causant de nouveaux incendies. Habitués à ce vacarme depuis plusieurs jours, nous n’y fîmes plus grandement attention. Nous avions achevé notre petit souper et je rentrais dans ma chambre à coucher dans l’espoir de trouver un peu de repos, lorsque tout à coup on vint crier : la cathédrale est en feu ! J’écoute et j’entends des voix stridentes : Es brennt im Muenster ! Je cours aussitôt avec mes quatre vicaires sauver ce qui pouvait être sauvé. Arrivé à la cathédrale, je trouvais des chirurgiens, des militaires, des séminaristes qui évacuaient les malades et les blessés portés la veille dans la crypte ; je vis des flammèches tomber au-dessus de la chaire ; je courus à la sacristie, où les Sœurs de la Providence, réfugiées au Grand Séminaire, étaient en train de chercher les ornements et les vases sacrés pour les mettre en sûreté dans les caves. Mes vicaires portèrent au presbytère les ciboires renfermant le Très Saint-Sacrement. Là le grand salon fut converti en chapelle et les personnes qui avaient un asile dans ma maison passèrent la nuit en prière. Je rentrai ensuite chez moi ; mais quel spectacle s’offrit à mes regards ! La place était illuminée comme par le plus ardent soleil : tout paraissait en feu. Au Grand Séminaire on croyait le château en flamme, et ici, on aurait cru le Séminaire en feu. Jamais je n’ai vu une clarté comparable à celle-ci : l’âme était en proie aux sentiments les plus malheureux. Les cris lugubres des gardiens : le feu est à la cathédrale, das Münster brennt ! Les ouvriers postés aux deux bouts, près de la plate-forme et à la coupole, sans pouvoir porter le moindre secours. La toiture en cuivre déjà percée par le milieu, les flammes gagnant des deux côtés. Une indignation générale contre ceux qui n’avaient pas craint de diriger leur feu sur un monument européen, sur un temple qui fait l’admiration de tous ceux qui le voient. Les gémissements des femmes et des enfants, les cris de colère dans la bouche des hommes. Puis un morne silence, une stupéfaction muette à la vue de ce brasier ardent, majestueux, unique. »
 

A ce moment de son récit, le chanoine Charles Spitz avoue sa crainte que la Cathédrale ne s’écroule et ne brûle complètement comme le Temple-Neuf, mais, à sa grande surprise, il vient constater dans la matinée du 26 août  que la Cathédrale est restée debout malgré la force et les dégâts de l’incendie : « Quand j’entrais dans la cathédrale, je m’attendais à la trouver sans voûte, comme le Temple-Neuf. Quel fut mon étonnement, mais aussi quelle fut ma joie quand je trouvais cette magnifique voûte presque intacte ». Le chanoine Charles Spitz  rend alors hommage aux ouvriers du Moyen Age : « Les anciens savaient construire solidement ! ».

 

Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Les précautions prises au XXIe siècle pour protéger Notre Dame de Strasbourg

 « Le risque électrique est limité puisqu’il est réduit aux points de lumière qui se coupent automatiquement la nuit », explique Romuald Schnell en charge de la prévention des incendies à la Direction Régionale des Affaires Culturelles Grand Est (DRAC).

Des exercices sont programmés très régulièrement avec les pompiers pour qu’ils aient l’occasion de se familiariser avec l’édifice en prévision d’une intervention.

« Une commission de sécurité vient également vérifier que le travail de prévention est bien fait », précise Carole Pezzoli, conservatrice régionale adjointe aux Monuments historiques. Lors de sa dernière visite, cette commission a donné un avis favorable.

Il reste que, sur une cathédrale, les travaux sont permanents. A Strasbourg, il y en a actuellement sur le transept sud, la façade ouest, la plate-forme, la chapelle Saint-Laurent…

Toute entreprise qui travaille sur ce type de chantier doit avoir le permis feu qui l’oblige à respecter une feuille de route drastique comprenant des procédures à appliquer avant ou après l’intervention. Par exemple, « les entreprises doivent rester une heure sur le site après la fin des travaux pour vérifier qu’il n’y ait pas de départ de feu », explique la conservatrice adjointe. Des agents de la DRAC contrôlent leur application.

Et si, malgré ces précautions, l’incendie survenait ? Un plan de sauvegarde des œuvres d’art est alors prévu. Il permet d’anticiper des actions en cas d’urgence afin de limiter les dégâts et de sauver ce qui peut l’être. Ce document hiérarchise les œuvres d’art et attribue à chaque personne la mission à remplir pour être efficace face à la catastrophe.

Car, malgré la panoplie de moyens, le risque zéro n’existe malheureusement pas.
 

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