Cathébrèv' n° 708 du jeudi 18 avril 2019

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Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Cathébrèv' n° 708 du 18 avril 2019

  • Mgr Luc Ravel : "Prendre à contre-pied les fatalités de l'histoire"
  • 3 questions à Mgr Doré

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Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

Mgr Luc Ravel :
"Prendre à contre-pied
les fatalités de l'histoire"
 

Les images incroyables de Notre Dame de Paris en feu ont bouleversé le monde entier. L’église qui est en Alsace vit ce moment à l’unisson de son église sœur de Paris : une émotion indicible nous pénètre aux bords de l’inimaginable. De la surprise presque incrédule, je suis passé à l’accablement fataliste, submergé par une tristesse incroyable. Maintenant, je pleure avec Paris, avec la France, avec le monde.

La perte artistique est certainement considérable. Il faut attendre le bilan pour en connaître l’ampleur. Ces trésors valent plus que de l’or : ils portent une piété de dix siècles. Ceux qui sont perdus le sont à jamais.

Mais la blessure symbolique se mesure déjà : elle frappe au cœur d’un bâtiment qui concentre l’histoire de la France mais aussi de l’histoire de notre Eglise catholique. Notre Dame décapitée, c’est l’Eglise dans sa grande douleur. Déjà endommagée par les révélations terribles concernant des abus sexuels, déjà accablée par des silences de mort, l’Eglise accueille ce nouveau coup comme une ultime déchirure.

Mais en cette semaine de Pâques, nous savons qu’après la mort, il y a la Résurrection.

Déjà, de toutes parts, les hommes se mobilisent pour reconstruire. Pour prendre à contre-pied les fatalités de l’histoire. Notre Dame de Paris en sortira, par le haut, plus belle encore car elle aura rassemblé autour d’elle des milliers de cœurs bienveillants.


+ Luc RAVEL
Archevêque de Strasbourg
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Paroisse de la Cathédrale de strasbourg

3 questions à Mgr Joseph Doré
 

Pour les chrétiens, que représente Notre-Dame
de Paris ?

Il y a eu une évolution. Jusqu’à une époque récente on savait bien qu’elle existait ; qu’elle était belle, on y allait de temps en temps pour la visiter, mais les grandes réformes proposées par Vatican II ont changé des choses. Elles ont refait des cathédrales, partout en France, à la fois le lieu de l’évêque et le lieu du peuple des chrétiens, un lieu de grande célébration.

Et aussi un lieu de réconciliation ?
Oui. Toutes les cathédrale sont des lieux de rencontre, de réconciliation, de reconnaissance mutuelle. Des lieux où l’on peut ensemble partager des choses parce que c’est plus grand que nous, parce que ça n’appartient à personne, même pas à ceux qui ont la responsabilité religieuse de la célébration. C’est pour cela que les cathédrales sont ouvertes : on a tous le droit d’y être accueilli, on peut y être ensemble, se reconnaître des valeurs, une histoire, une culture qui nous sont communes. C’est puissant, formidable, étonnant.

Que peut nous enseigner le  dramatique incendie
de Notre-Dame de Paris ?

C’est l’occasion de reprendre conscience que les cathédrales sont fragiles et menacées, et que l’on ne peut vivre sans elles. C’est ce que réveille en nous ce drame qui a rassemblé tant de gens. Charles Péguy disait : «Les cathédrales sont si belles qu’elles ne peuvent pas mourir». Ce n’est pas vrai : elles peuvent mourir. Il faut, pour qu’elles demeurent, qu’on les fasse vivre : elles sont toutes nobles.

 

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